{"id":818,"date":"2022-04-09T10:17:41","date_gmt":"2022-04-09T08:17:41","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/?p=818"},"modified":"2022-04-11T17:21:23","modified_gmt":"2022-04-11T15:21:23","slug":"lucia-e-siesta-la-maison-des-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/2022\/04\/09\/lucia-e-siesta-la-maison-des-femmes\/","title":{"rendered":"Rome 2022-Lucia e Siesta, la maison des femmes"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019association Lucia siesta est n\u00e9e d\u2019une volont\u00e9 des femmes d\u2019un collectif f\u00e9ministe de pouvoir travailler \u00e0 l\u2019accueil inconditionnel de femmes victimes de violences conjugales, dans une configuration un peu diff\u00e9rente des services existants. En effet, il ne s\u2019agit pas de nommer l\u2019accueil de ces femmes violent\u00e9es pour ce qu\u2019elle ont subi mais plut\u00f4t de donner un lieu de r\u00e9pit \u00e0 ces femmes dans un moment compliqu\u00e9 de leur vie, l&rsquo;accueil est donc un accueil de femme en difficult\u00e9 temporaire (de quelques semaines \u00e0 2 ans), mais la dur\u00e9e d\u00e9pend de chaque situation. <\/p>\n\n\n\n<p>Le parti pris est le suivant : les services qui visent \u00e0 prot\u00e9ger les femmes, les accueillent trop souvent dans des lieux excentr\u00e9s de Rome, ce qui n\u2019est pas tout \u00e0 fait satisfaisant politiquement : c\u2019est tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 des services, des commodit\u00e9s, de l\u2019acc\u00e8s aux soins, au travail, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des enfants, des transports publics&#8230; et \u00e7a rajoute donc de la difficult\u00e9. C&rsquo;est tr\u00e8s isol\u00e9, alors m\u00eame que ces femmes ont besoin de se construire une sociabilit\u00e9, collective et dans l&rsquo;entraide. Les femmes n&rsquo;ont pas \u00e0  subir, encore plus les cons\u00e9quences de cette violence, \u00eatre cach\u00e9e, isol\u00e9e dans des quartiers, m\u00eame si elles sont prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce collectif s\u2019est donc donn\u00e9 comme ambition de trouver un lieu dans Rome, quand un quartier accessible et ayant toutes les commodit\u00e9s&nbsp;: Ce lieu a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 via Lucio Sesto, propri\u00e9t\u00e9 des transports publics de Rome, \u00e0 l\u2019abandon \u00ab&nbsp;la&nbsp;maison&nbsp;des oiseaux&nbsp;\u00bb. Le squatter pour y accueillir une vingtaine de femmes avec leurs enfants est devenu r\u00e9alit\u00e9, le rebaptiser en Lucia e Siesta, un jeu de mot politique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e d\u00e9fendue par le collectif f\u00e9ministe \u00e9tait aussi que les femmes puissent d\u00e9velopper des activit\u00e9s, des activit\u00e9s sociales et des activit\u00e9s culturelles. Ce lieu s\u2019est donc transform\u00e9 et&nbsp;aujourd\u2019hui&nbsp;il y a plusieurs salles d\u00e9di\u00e9es \u00e0 des ateliers des espaces de rencontre la cuisine atelier de couture, un lieu d\u2019accueil .<br>La r\u00e8gle de vie la plus importante pour ses femmes est d\u2019\u00eatre responsable de sa cl\u00e9, pour sa s\u00e9curit\u00e9 et celle des autres, ainsi de ne pas la pr\u00eater si de refaire une nouvelle cl\u00e9. Les autres r\u00e8gles de fonctionnement du lieu appartiennent aux collectif de femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement le lieu peut accueillir, une quinzaine de femmes, mais avec le Covid l\u2019effectif a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par 2 (7 actuellement) &nbsp;sont h\u00e9berg\u00e9es et le collectif politique les accompagnent, une quinzaine de femmes aussi.<br>Chaque femme a une chambre prot\u00e9g\u00e9e et peut acc\u00e9der aux autres esp\u00e8ces selon sa volont\u00e9.<br>Le collectif a inscrit des activit\u00e9s culturelles qui sont&nbsp;aujourd\u2019hui&nbsp;marquante dans le quartier , \u00e0 destination aussi des habitants.<br>Le principe est simple&nbsp;: rendre visible ce qui est trop souvent cach\u00e9 la violence faite aux femmes.<br>Une r\u00e9union tous les 15 jours permettent aux femmes de g\u00e9rer les probl\u00e8mes d\u2019intendance li\u00e9 \u00e0 la&nbsp;maison pour lequel elle donne une participation de 20 30 \u20ac par mois &nbsp;mais plus encore de r\u00e9gler tous les d\u00e9tails d\u2019une vie collective : gestion de conflits, r\u00e9gulation, expression.<br>Le collectif f\u00e9ministe lui se r\u00e9unit toutes les semaines le&nbsp;mercredi&nbsp;soir.<br>En ce moment ce dernier travaille \u00e0 leur statut pour d\u00e9finir un cadre qui pourrait \u00eatre propos\u00e9 &nbsp;\u00e0 la municipalit\u00e9 qui vient de racheter le lieu en ao\u00fbt dernier apr\u00e8s 4 ans de bataille.<br><br>Revenons en effet sur cette histoire de squat : ce lieu a \u00e9t\u00e9 squatt\u00e9 pendant tr\u00e8s longtemps il appartenait \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 transport urbain de Romain dont les revenus viennent en partie des Romains et de la municipalit\u00e9.<br>Inoccup\u00e9 pendant 20 ans, en 2017, le propri\u00e9taire a voulu vendre les lieux pour faire une belle op\u00e9ration immobili\u00e8re. Alors le collectif &nbsp;a manifest\u00e9, lutt\u00e9 pour la reconnaissance de ce travail particulier avec une mobilisation sans pr\u00e9c\u00e9dent pour en effet garantir la pr\u00e9servation de cet habitat particulier, et avec les habitants du quartier.<br>Les actions men\u00e9es visaient en effet \u00e0 ce que la ville de Rome puisse racheter le lieu, et se faisant qu\u2019elle reconnaisse le travail&nbsp;effectu\u00e9. Tactiquement l\u2019association a alors choisi de g\u00e9rer un autre lieu \u00e0 proximit\u00e9 dans un autre quartier pour avoir des liens plus institu\u00e9s avec la municipalit\u00e9. Devenant ainsi partenaire, l\u2019Interlocution a pu s\u2019organiser. C\u2019est une reconnaissance publique du travail effectu\u00e9 et de la p\u00e9dagogie qui est ici pos\u00e9e, exemplaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"post-excerpt\">L\u2019association Lucia siesta est n\u00e9e d\u2019une volont\u00e9 des femmes d\u2019un collectif f\u00e9ministe de pouvoir travailler \u00e0 l\u2019accueil inconditionnel de femmes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":820,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-818","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-au-jour-le-jour"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/818","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=818"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/818\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":985,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/818\/revisions\/985"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/media\/820"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=818"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=818"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/rome2019\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=818"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}