{"id":674,"date":"2021-03-11T17:32:11","date_gmt":"2021-03-11T16:32:11","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/?p=674"},"modified":"2021-03-11T17:31:50","modified_gmt":"2021-03-11T16:31:50","slug":"essai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/2021\/03\/11\/essai\/","title":{"rendered":"S\u2019\u00c9CRIRE EN TEMPS DE PAND\u00c9MIE"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Focus par Jo\u00eblle Bordet, chercheuse psychosociologue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par l\u2019\u00e9criture de lettres et la lecture film\u00e9e de leur correspondance, 80 jeunes du monde ont pu \u00e9changer sur leur v\u00e9cu de la pand\u00e9mie. Confin\u00e9s, isol\u00e9s, ils ont malgr\u00e9 tout cr\u00e9\u00e9 du lien \u00e0 travers les \u00e9crans et l\u2019\u00e9criture, au-del\u00e0 des fronti\u00e8res et des contraintes. Ce projet \u00e9pistolaire, issu du r\u00e9seau de recherche-intervention \u00ab&nbsp;Jeunes, in\u00e9galit\u00e9s sociales et p\u00e9riph\u00e9ries&nbsp;\u00bb, va m\u00eame donner lieu \u00e0 d\u2019autres cr\u00e9ations artistiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;NOUS SOMMES LA G\u00c9N\u00c9RATION COVID&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le confinement du printemps 2020, en France, a provoqu\u00e9 une situation caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019immobilit\u00e9, voire l\u2019enfermement. Mais les membres du r\u00e9seau de recherche-intervention \u00ab&nbsp;Jeunes, in\u00e9galit\u00e9s sociales et p\u00e9riph\u00e9ries&nbsp;\u00bb n\u2019ont pas souhait\u00e9 s\u2019y r\u00e9soudre. Au contraire, cette p\u00e9riode a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de cr\u00e9er des mouvements de cr\u00e9ation, d\u2019\u00e9changes, de liens, en prenant en compte les contraintes existantes. Le psychologue et com\u00e9dien Serge Nail a en effet propos\u00e9 d\u2019\u00e9tablir des correspondances entre les jeunes \u00e2g\u00e9s de 16 \u00e0 25 ans, habitant les diff\u00e9rents pays impliqu\u00e9s dans le r\u00e9seau. Pourquoi choisir l\u2019art de la correspondance&nbsp;? Parce que l\u2019\u00e9criture, puis la lecture \u00e0 l\u2019autre, permettent \u00ab&nbsp;de se parler \u00e0 soi-m\u00eame en parlant \u00e0 l\u2019autre, aux autres&nbsp;\u00bb, et favorisent ainsi les processus de symbolisation et de cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueilli par les jeunes. Nombre d\u2019entre eux n\u2019avaient jamais \u00e9crit une lettre \u00e0 un correspondant \u00e9tranger. Ils y ont trouv\u00e9 le plaisir inattendu de l\u2019adresse \u00e0 l\u2019autre, \u00e0 l\u2019instar de ce jeune S\u00e9n\u00e9galais \u00e9crivant \u00e0 un jeune Ukrainien&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon fr\u00e8re, nous sommes la g\u00e9n\u00e9ration Covid. C\u2019est nous qui allons faire le monde&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DES LETTRES DE 80 JEUNES DU MONDE LUES EN VID\u00c9O<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quatre-vingt jeunes de diff\u00e9rents pays se sont ainsi adress\u00e9 des lettres, d\u2019abord traduites dans la langue du destinataire, puis lues \u00e0 voix haute par les destinataires dans leur propre langue, face cam\u00e9ra. Le respect de la langue de l\u2019autre est en effet l\u2019un des objets de travail de ce r\u00e9seau. Aujourd\u2019hui, ces lettres sont au c\u0153ur de lectures internationales, et servent de support \u00e0 de nouvelles cr\u00e9ations artistiques, en particulier musicales. Les membres du r\u00e9seau esp\u00e8rent pouvoir les partager ensemble prochainement, lors d\u2019un s\u00e9minaire international qui r\u00e9unirait tous les jeunes impliqu\u00e9s dans ces correspondances. Car l\u2019\u00e9criture de ces lettres entre jeunes des quatre coins du monde, tous concern\u00e9s par la pand\u00e9mie de COVID-19, est finalement une fa\u00e7on originale de vivre la mondialisation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE R\u00c9SEAU \u00ab&nbsp;JEUNES, IN\u00c9GALIT\u00c9S SOCIALES ET P\u00c9RIPH\u00c9RIES&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet est n\u00e9 de la dynamique du r\u00e9seau de recherche-intervention \u00ab&nbsp;Jeunes, in\u00e9galit\u00e9s sociales et p\u00e9riph\u00e9ries&nbsp;\u00bb. Cr\u00e9\u00e9 en 2008 par Jo\u00eblle Bordet, directrice de recherche au Centre scientifique et technique du b\u00e2timent, le r\u00e9seau est constitu\u00e9 de chercheurs, d\u2019artistes et de p\u00e9dagogues issus de 9 pays (Br\u00e9sil, Ukraine, S\u00e9n\u00e9gal, Russie, Italie, Portugal, Isra\u00ebl, Palestine et France, dont l\u2019\u00eele de Mayotte). Dans ce cadre, les membres du r\u00e9seau organisent des s\u00e9minaires internationaux avec des jeunes des quartiers populaires de ces diff\u00e9rents pays. La recherche-intervention qu\u2019ils m\u00e8nent actuellement s\u2019intitule \u00ab&nbsp;De la col\u00e8re \u00e0 la d\u00e9mocratie&nbsp;\u00bb. Ces travaux, partie prenante de l\u2019\u00c9ducation populaire, sont partag\u00e9s et valoris\u00e9s par les Cem\u00e9a (Centre d\u2019entra\u00eenement aux m\u00e9thodes d\u2019\u00e9ducation active).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pour retrouver l&rsquo;ensemble des vid\u00e9os c&rsquo;est ici <a href=\"https:\/\/videos.cemea.org\/video-channels\/jisp\/videos\">https:\/\/videos.cemea.org\/video-channels\/jisp\/videos<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour retrouver les correspondances \u00e9crites, c&rsquo;est ici : <a href=\"http:\/\/ln.cemea.org\/correspondances\">http:\/\/ln.cemea.org\/correspondances<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"post-excerpt\">Focus par Jo\u00eblle Bordet, chercheuse psychosociologue Par l\u2019\u00e9criture de lettres et la lecture film\u00e9e de leur correspondance, 80 jeunes du&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":568,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[32],"tags":[31,35,33,36],"class_list":["post-674","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-jeunes-inegalites-sociales-et-peripheries","tag-cemea","tag-jeunesse","tag-joelle-bordet","tag-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=674"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":689,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674\/revisions\/689"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/media\/568"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.cemea.org\/res\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}